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décembre 2019

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Le métier de correcteur éditorial est un métier, dans le monde littéraire, très peu connu. En effet, le correcteur n’est pas mis en avant et n’est d’ailleurs pas nommé dans le livre. Travaillant en sous-marin, il collabore avec les maisons d’édition qui leur confient les manuscrits acceptés. Vous le savez certainement, les écrivains ont le nez dans leur ouvrage et souvent, des coquilles ou petites erreurs sont abandonnées çà et là. 

Le rôle du correcteur est de dépouiller le roman de la moindre faute d’orthographe, mais pas que… D’ailleurs, l’auteur a souvent très peur du correcteur, car il a beaucoup d’aprioris sur ce personnage si important dans la chaîne éditoriale. Évidemment, armé de son feutre rouge, ce rôle clé dans la vie d’un auteur fait peur. L’écrivain y voit un élément perturbateur qui va corriger, mais aussi modifier les phrases pour qu’elles aient un sens.

Découvrez les différentes missions du correcteur éditorial : 

Le correcteur éditorial lit le roman dans sa globalité

Dans un premier temps, le correcteur lira le texte entièrement, du début à la fin. Cette étape est indispensable pour se mettre dans l’ambiance générale du roman, mais aussi pour comprendre le style de l’auteur.

Le correcteur fait une première correction pure

Après la première lecture, le correcteur relira le texte en corrigeant toutes les fautes d’orthographe, de grammaire, de typographie et aussi, les coquilles. Dans certaines maisons d’édition, le correcteur corrigera directement ces erreurs. Dans l’autre, il signalera avec justesse les modifications à effectuer à l’auteur, sans les corriger. Cela peut être très positif, car l’écrivain pourra avoir une compréhension de ses erreurs. En effet, peut-être n’est-il pas au courant de certaines règles de grammaire, alors la présentation de la faute lui permettra de la comprendre pour l’éviter à l’avenir.

Le correcteur corrige ensuite la narration

Dans cette troisième étape, le correcteur vérifiera la fluidité et le rythme, mais aussi l’assurance que l’articulation du récit fonctionne bien. Son rôle est de permettre un texte cohérent pour le lecteur. Il n’hésitera pas à signaler la redondance de phrases ou de mots, et même, l’incohésion de certains paragraphes. Alors, il proposera les modifications à l’auteur pour perfectionner le texte. En aucun cas, il ne prendra la responsabilité de le corriger lui-même. Le risque serait de dénaturer le récit, ce qui n’est pas envisageable.

Les compétences du correcteur éditorial

Outre toutes les connaissances orthographiques et grammaticales, ce métier demande une grande culture générale. En effet, chaque manuscrit doit être approuvé et étudié par le correcteur. Dès lors, il devra s’intéresser au sujet abordé dans le roman. Si l’auteur dévoile un roman ayant lieu en Bulgarie, le correcteur s’assurera que tous les faits, les lieux et l’environnement correspondent à la réalité pour assurer une crédibilité au lecteur. On dit qu’il permet la véracité des propos engagés dans le texte.

La bienveillance, en communication éditoriale, est une qualité primordiale du correcteur. Souvent craint – à tort- , le correcteur a pourtant un rôle très important dans la chaine éditoriale. Les auteurs le craignent, car ils pensent qu’il pourrait changer l’intention littéraire. Or, ce n’est pas du tout le cas. Son rôle, en toute bienveillance, est de permettre à l’auteur de se déployer et de se dépasser. Il va aider à ce que l’intention littéraire soit juste et efficace.

« Il va polir un joyeux et le rendre plus brillant et plus visible. »

Caroline Ulrik

Que faire en auto-édition ?

Faire publier un roman en auto-édition, c’est prendre en charge tout le processus éditorial. Cela inclut également la correction. Nous conseillons sincèrement d’engager un correcteur éditorial externe pour éviter la moindre faute d’orthographe, de typographie, de tournure de phrase, de syntaxe, etc. La relecture et la correction sont un processus sans fin, le correcteur a un œil avisé, car il connait les codes typographiques et il a la maîtrise du métier. Être auteur n’est être correcteur. De plus, il est préférable de modifier les erreurs en amont plutôt que de recevoir une critique littéraire ou un commentaire sur amazon plutôt malveillante.  

Remercions Caroline Ulrick pour ces conseils et retrouvez sa présentation dans le podcast dédié.

Lucie Castel

Choisir son contrat d’édition, vous voulez tout savoir sur le sujet ?

Vous avez terminé l’écriture de votre livre ? Votre premier roman est clôturé ? Voilà venu le moment de choisir un contrat d’édition pour faire éditer votre ouvrage. Plusieurs solutions s’offrent à vous, mais connaissez-vous réellement les différences entre ces contrats ? Entre le contrat à compte d’auteur ou le contrat à compte d’éditeur, comment s’y retrouver ?

Et puis, avez-vous pensé à l’auto-édition ? 

Quel dilemme !

Être publié demande de connaître toutes ces notions. Heureusement, pour avoir testé les 3 et grâce à mon expérience d’auteur, je peux vous donner les outils pour choisir avec connaissance vos contrats d’édition. 

Le contrat à compte d’auteur

Signer un contrat à compte d’auteur, c’est engager un prestataire de service qui va prendre en charge la partie technique de l’édition : la diffusion et uniquement celle-ci. En effet, l’éditeur à compte d’auteur n’est pas un vrai éditeur comme on l’imagine. Bien qu’il s’appelle éditeur, il ne va opérer aucune des activités classiques dans le domaine de l’édition. Par exemple, l’auteur devra pratiquement tout payer lui-même : le graphisme, la maquette, la correction, l’écriture de la 4e de couverture et même la promotion. 

En fait, l’éditeur compte d’auteur agit comme un prestataire de service uniquement pour la diffusion du manuscrit. Il n’y a aucune sélection et aucun travail éditorial, aucune proposition de titre ou de changement de couverture. En effet, l’éditeur à compte d’auteur ne lit même pas votre roman. Dès lors, il ne donnera aucun conseil pour améliorer votre ouvrage.

Signer un contrat à compte d’auteur vous autorise à conserver la propriété intellectuelle de vos romans. Il n’y a pas de cession de droits.

Ne vous y trompez pas !

Une édition à compte d’auteur n’agit pas vraiment comme les maisons d’édition au sens propre. Son job est d’imprimer et de diffuser votre livre à des partenaires. Ces derniers ne sont pas forcément intéressants pour vous. Évidemment, les libraires et les salons — tel le Salon du livre – font rapidement la différence et n’acceptent pas toujours les œuvres issus d’un contrat d’auteur.

Le contrat à compte d’éditeur

Lorsque vous signez un contrat à compte d’éditeur, vous entrez dans le schéma classique. C’est l’édition traditionnelle. En fait, c’est un vrai éditeur qui se cache derrière ce type de contrat avec tous les risques financiers. En effet, l’éditeur prend en charge tous les frais liés à l’exploitation, à la diffusion et à la publication et la vente de votre livre.

Ces frais couvrent : 

  • Le recours à un correcteur éditorial pour les corrections du manuscrit ;
  • Définition de l’ibsn ;
  • Le graphisme pour la couverture ;
  • Le comité de lecture (rémunéré) ;
  • Les publicités ;
  • Le choix du volume de manuscrits imprimés et diffusés ;
  • Les déplacements pour les séances de dédicaces aux 4 coins de la France ;
  • Un conseil permanent pour la réussite du roman.

À la signature d’un tel contrat, l’éditeur vous propose le versement d’une avance sur droits appelés aussi avaloirs. C’est une avance qui se négocie lors de la signature du contrat. Quel que soit le nombre d’exemplaires vendus, cette somme forfaitaire n’est pas remboursable par les auteurs.

Vous l’aurez compris, ce modèle de contrat est exclusif, mais l’auteur ne paie absolument rien pour vendre son livre. Évidemment, la maison d’édition qui se charge d’un tel auteur a besoin de contre parties. Généralement, elle se porte sur le droit d’auteur. En effet, l’auteur est dans terme exclusif avec son éditeur. 

– Les droits d’adaptation pour l’exploitation des droits

Dans ce cas-ci, l’éditeur possède tous les droits. Ce sont les droits d’auteur. Il peut alors facilement les céder ou les vendre à un tiers. Soit une nouvelle maison d’édition pour une publication en format poche ou pour une exploitation numérique. Soit vendre l’histoire à la production audiovisuelle, un éditeur étranger et pourquoi pas, même au cinéma. Tous les biens générés par ces adaptations sur les droits cédés seront alors diminués de la part de l’éditeur. Ce sont des droits d’adaptation.

– La clause d’exclusivité

Lorsque vous signez un contrat à compte d’éditeur, vous signez également une clause d’exclusivité. Cela signifie que tous les projets de manuscrits à venir devront être soumis en priorité à cet éditeur. Si et seulement si, il y a un refus de collaboration sur un projet, alors l’auteur sera libre de présenter son manuscrit dans une autre maison d’édition. 

– La rémunération

L’éditeur s’occupe également de la rémunération de l’auteur sur la vente de ses livres. Généralement variable entre 8 % et 10 % du prix de vente hors taxes du livre, l’auteur est alors payé selon les ventes et donc, la réussite de son livre. Dans certains cas, comme le Salon du livre ou lors d’opération spéciale de dédicaces dans les librairies, l’auteur pourra percevoir jusqu’à 20 % du prix hors taxes du livre. Mais, cela se négocie entre auteur et éditeur. Finalement, dans ce type de contrat, tout se négocie. Évidemment, plus on est un auteur à succès, plus on possède de droits à la négociation.

Choisir son contrat, pourquoi pas l’auto-édition ?

Dans ce type d’édition, il n’y a aucun contrat ! 

Simplement, parce qu’il n’y a aucun intermédiaire. L’auteur s’occupe absolument de toute l’exploitation de l’œuvre.

  • La rédaction du roman sans conseil professionel ;
  • Le travail éditorial ;
  • La orrection ;
  • La relecture ;
  • Le choix de la couverture ;
  • La création de la maquette ;
  • La rédaction de la 4e de couverture ;
  • La mise en ligne sur les plateformes de vente ;
  • La vente sous une forme numérique ;
  • L’impression via des imprimeurs en ligne où les frais d’impression sont à sa charge.

Publier un livre et choisir son contrat, ce n’est pas évident, n’est-ce pas ? Alors, vérifiez toujours votre contrat. Certains contrats à compte d’auteur se font passer pour des éditeurs et la confusion est bien présente. Afin d’attirer un maximum d’auteurs à eux, ils proposent des appels à texte espérant dénicher la perle rare. Méfiez-vous et analysez toujours vos contrats avant de les signer. Ou optez pour l’auto-édition.

Pour écouter la version podcast

Lucie Castel

Vous venez de mettre un point final à votre roman ? Bravo. Il est maintenant temps d’attaquer les multiples relectures nécessaires à votre manuscrit. En effet, que vous tentiez la publication en maison d’édition ou l’auto-édition, un roman ne peut pas être envoyé en publication sans être corrigé

Passez à l’action !

Vous devez maintenant lire et relire encore et encore, puis corriger votre texte du début à la fin. Faire corriger son roman est une étape indispensable au métier d’auteurs. Tous y passent, même les plus grands. Corriger un roman, c’est corriger les fautes d’orthographe et les coquilles, mais pas uniquement. C’est aussi éviter les répétitions, les fautes grammaticales et les tournures syntaxiques fausses, bien gérer la concordance des temps, etc. 

Afin d’éviter que votre éditeur s’agace ou que vos lecteurs soient déçus par votre qualité rédactionnelle, voici quelques conseils à appliquer :

Conseil 1 : Effectuez une relecture avec le recul

Lorsqu’on écrit un livre, on passe ses journées le nez sur son clavier à rédiger encore et encore des mots et des phrases sans fin. Les différentes relectures post écriture sont souvent vaines. En effet, le cerveau anticipe les mots qu’il a déjà rédigés et lus une dizaine de fois. Avec comme résultat, un cerveau qui se contente de se souvenir du texte sans l’analyser. Finalement, la relecture est vaine. 

Relire à froid est la meilleure solution pour découvrir des erreurs de typographie, de ponctuation et même d’orthographe qu’on n’avait pas décelées auparavant. Prenez alors du recul face à ce manuscrit. Les corrections seront plus simples.

Écrire sans fautes du premier coup est illusoire, rassurez-vous !

Conseil 2 : Testez un logiciel de correction

Quand le cerveau n’y comprend plus rien, pourquoi ne pas faire appel à la technologie. Les logiciels de correction sont aujourd’hui très efficaces. Outre la correction orthographique, ils sont dotés de capacités incroyables. Néanmoins, même s’il évitera de laisser passer une faute d’orthographe, cela reste un outil d’intelligence artificielle.

  • Antidote : Logiciel très compétent et complet. Adaptable à tous les logiciels d’écriture, il scanne le texte dans son intégralité pour déceler les fautes, les répétitions trop nombreuses, les phrases trop longues, etc. De plus, il émet des propositions de modification enrichissantes pour la syntaxe générale du texte.

    Son prix est de 119 euros TVAC.
  • Le Robert Correcteur : utilisé par tous les professionnels de la presse, ce correcteur semble être le plus performant du marché. Outre sa qualité en tant que correcteur, il tient compte du sens global du texte pour ne pas proposer de correction insensée.

    Son tarif est de 99 euros TVAC.

Vous voulez un outil gratuit ? Si vous utilisez Open office, Language Tool est un correcteur orthographique entièrement gratuit. Cependant, il sera beaucoup moins performant que les deux premiers. N’oubliez pas les sites ressources liés à la correction tels que Bescherelle, les sites de synonymes pour élargir votre vocabulaire ou encore les sites de conjugaison pour vous aider à conjuguer ces verbes du troisième groupe si difficiles. Rassurez-vous, personne ne sait les conjuguer.

Conseil 3 : Faites appel à un bêta lecteur pour la relecture et la correction

Le bêta lecteur est un passionné de lecture, avec une aisance pour la grammaire et les règles typographiques. Confier son manuscrit à un relecteur permet de se tourner vers un regard extérieur. Cette personne-ressource relira le texte avec un œil nouveau, vif et extérieur. Il corrige les fautes et remarque les maladresses dans votre document. Le bêta lecteur doit être à votre image et doit être spécialisé dans le genre dans lequel vous écrivez.

Pour corriger un texte correctement, le bêta lecteur doit avoir quelques points forts :

  • Maîtrise de la langue française ;
  • Savoir corriger les coquilles ;
  • Être réactif et pouvoir travailler vite ;
  • Être altruiste et bienveillant.

Ce type de relecteur est le premier lecteur de votre manuscrit, sa bienveillance est importante pour ne pas vous bloquer par des remarques indigestes. Choisissez-le avec cœur. 

Son travail n’est généralement pas rémunéré, car il n’est pas considéré comme un professionnel du métier. C’est un lecteur correcteur. N’en abusez pas, il cherche à vous rendre service.

Conseil 4 : Optez pour un correcteur professionnel pour un manuscrit sans fautes

Confiez vos manuscrits à un freelance spécialisé en correction de documents. Le correcteur ou la correctrice propose un service professionnel. C’est un vrai métier et vous pouvez le contacter pour demander un devis gratuit sur mesure. Son job est d’effectuer une relecture, de faire la correction grammaticale, de corriger les coquilles, de trouver les incohérences, de corriger le texte dans sa globalité, etc.

Le correcteur professionnel propose des tarifs selon son expérience et son curriculum vitae. De plus, il établit son tarif soit sur le nombre de mots, le nombre de caractères soit sur le nombre de signes de votre ouvrage. Certains tarifs sont dégressifs, mais ces spécificités sont propres à chaque auto entrepreneur spécialisé.

Assurez-vous cependant qu’il possède la certification Voltaire, un gage de qualité pour le travail de correction demandé.

Relire et corriger un roman fait partie du jeu. Si la correction des textes n’est pas votre fort, déléguez cette tâche et faites corriger ce roman par un tiers. Il aura un œil pour vif et avisé que vous, le nez complètement dans les lignes de votre livre. 

Accès au podcast

Lucie Castel

Terminer l’écriture d’un roman est un vrai casse tête !

Vous n’arrivez pas à terminer l’écriture de votre roman ? Votre manuscrit est presque fini, mais vous n’avez pas de motivation ni d’idées pour la fin ? Savez-vous que pour faire de l’écriture votre métier, vous devez absolument terminer ce roman qui traine sur votre bureau. 

Ce qui différencie un auteur amateur qui écrit pour lui d’un écrivain à succès (auteur de nombreux Best Seller), c’est son travail d’écriture, sa manière d’exprimer son univers, mais également sa capacité à terminer un roman dans une cohérence et une lisibilité pour le lecteur. 

On ne naît pas auteur, on le devient par le travail. Écrire des romans, ce n’est pas exprimer son univers par des mots, ce n’est pas rédiger une histoire selon notre inspiration. C’est bien plus. L’écriture d’un roman demande une organisation, une stratégie et du travail. Sans cela, le monde intérieur d’un écrivain pourrait être trop flou pour le lecteur, perdu dans les codes personnels d’un écrivain brouillon.

Pour achever l’écriture et publier un livre, voici mes conseils d’auteur :

Conseil 1 : anticiper la fin

Vous pensiez commencer l’écriture d’un livre ou écrire un ouvrage sans savoir comment il va se terminer. Oubliez cette idée ! Il ne faut jamais écrire un récit sans connaître la fin

La fin est l’essence de l’intention littéraire, c’est ce qui justifie pourquoi vous écrivez ce roman. Dès lors, penser à la fin dès le début, c’est réussir à mettre un point final avant même de commencer à écrire. En écrivant la fin en cours de route, il n’y aura rien dans votre roman qui fera écho à cette fin puisqu’elle n’aura pas été envisagée. 

Imaginez écrire un thriller ou un polar sans connaître la fin :

  • Vous écrivez selon votre inspiration du moment ;
  • Votre récit s’englobe dans une fin que vous écrivez à mi-parcours ;
  • Vous rajoutez des indices dans le manuscrit pour le rendre cohérent.

Vous courrez à la catastrophe ! On ne touche pas à la structure d’un roman déjà écrit, les rajouts se voient, les personnages perdent de leur authenticité et semblent, eux-aussi, perdu dans leur propre histoire. Vous perdez également vos lecteurs par une histoire incohérente et sans fondement.

Même si vous voulez raconter votre propre histoire, vous devez absolument y imposer une fin. Chaque livre se termine par un chapitre, quel sera celui de votre premier roman sur vous ? 

Conseil 2 : structurer et rédiger avec un plan

Il n’y a que la méthode et le plan qui comptent ! 

Croyez-moi, je suis maintenant romancière pro dans ce domaine et sans organisation, un livre n’aboutira jamais. 

Avant même d’envisager écrire la première ligne de votre roman, vous devez créer un plan et une structure. Celle-ci doit comporter un début et une fin ainsi qu’un contexte global et général. Lorsque vous rédigez, vous avez un fil conducteur, un fil rouge qui vous maintient dans une ligne générale conductrice.

De plus, vos personnages doivent également suivre une cohérence littéraire. Comment vont-ils évoluer entre le début et la fin du roman ? Mettez-les dans un contexte compréhensible pour le lecteur. Leurs cheminements doivent être logiques et harmonieux.

Travailler avec un plan (rédigé au stylo ou dans un logiciel tel scrivener) vous protège du syndrome de la page blanche. En effet, écrire sans connaître la fin risque de vous bloquer en plein milieu de votre histoire. Construire un roman, cela se travaille. Vous avez beau être passionné d’écriture, écrire un livre est un vrai métier.

Sans plan, vous risquez de devoir réécrire une partie de l’histoire. Ce travail de réécriture est vain, car retravailler sans cesse un texte incohérent, c’est prendre le risque de perdre son lectorat trop facilement. La trame du livre est faite. 

Conseil 3 : intégrer les 3 temps

La fin d’un roman n’est pas accessoire, elle est la raison pour laquelle vous écrivez ce livre ! Pour finaliser enfin ce livre, intégrez les 3 temps pour un équilibre du début à la fin.

  • Le commencement : pour installer l’action, la présentation et la dynamique des personnages et la création du contexte. C’est aussi le moment où le lecteur entre en lien avec l’histoire. Cette étape est indispensable pour accrocher le lecteur, surtout dans l’évolution du personnage principal.
  • Les rebondissements : ce sont des ruptures, des intrigues,  qui perturbent le contexte de départ. Les personnages doivent les affronter et y faire face. Ils mettent l’action.
  • La fin : c’est le dénouement tant attendu par les lecteurs. Cette fin doit faire écho à tout ce qui a déjà été mis en place.

Si un seul élément manque, l’écrivain restera bloqué dans son processus d’écriture. 

Conseil 4 : écrire tous les jours

Vous avez un plan ? Votre structure est élaborée? La fin est déjà établie ? Alors, il est maintenant tant de passer à l’action et d’écrire quotidiennement. En effet, l’écriture routinière est importante pour aboutir son projet. Chaque jour, attelez-vous à la tâche et rédigez un nombre de mots définis selon votre planning. Outre votre structure de contenu, vous avez l’obligation de créer un planning de travail imposant un nombre de mots à rédiger par jour.

Rédiger un ouvrage demande un vrai travail régulier. Cela empêche de sombrer dans la procrastination et permet de motiver l’écriture.

N’attendez pas les week-ends pour travailler sur vos premiers romans. Écrire un texte, ça se passe tous les jours. Tous les romanciers le font.

La fin est un allié qui permet d’obtenir un roman cohérent. Ne bâclez pas votre travail préalable d’écriture. Ces conseils fonctionnent évidemment, quel que soit votre genre littéraire : un ebook, des romances contemporaines, un roman jeunesse, une histoire thérapeutique et initiatique, des poèmes, un ouvrage de science-fiction, un roman policier, etc. Avec ces conseils, je vous promets que vous aurez rapidement terminé votre ouvrage. Vous pourrez le faire publier soit en auto-édition soit en maison d’édition. Finalement, devenir écrivain outre la mission créative, c’est une question d’organisation.