Je vous ai parlé de mes lecteurs improbables la semaine dernière, abordons aujourd’hui les bourdes d’auteur. En fait, les erreurs, ce sont les miennes. Accordons-nous pour dire que, si vous m’avez déjà rencontrée, en salon, mes bourdes ne sont certainement pas passées inaperçues.
Si pas, je me confesse dans cet article.

La bêtise #1

Pour cette première anecdote, je participais à une interview au dernier Salon du livre à Paris. La journaliste voulait réaliser quelque chose de dynamique. Alors, elle me proposait deux choix de réponses pour chacune de ses questions.

À la question « Lisez-vous telle ou telle auteur de romance ? », je me suis déconfite.

Parce que pour tout vous dire, je ne lis absolument pas de romance ni de comédie romantique. En fait, je les écris. Mais, pour ne pas passer pour une ignorante, j’ai feint toutes mes réponses en choisissant telle ou telle réponse selon l’envie, et pas selon mes connaissances sur le sujet.

Mon amie autrice, Fleur Hana, suite à la publication de l’interview sur Facebook, m’a contactée avec humour en me disant

« Tu ne connaissais aucune des autrices qu’elle a citées ? » 

La bêtise #2

Lors d’une interview en tant qu’Oren Miller sur le dernier polar « Et Dieu se leva du pied gauche » , j’ai gaffé. Vous savez, ce roman est très sombre, car j’y aborde des thématiques compliquées, difficiles et en lien avec la Seconde Guerre mondiale et les camps de concentration

La journaliste m’interroge sur ce roman et donc, je pitche le thriller. Normalement, je cache les indices pour que le lecteur trouve la solution à la fin. C’est ainsi que je présente mon ouvrage habituellement. Sauf que là, je ne dis pas cela.

Je dis

« Et à la fin, on en arrive bien heureusement à la solution finale ».

Donc, figure-vous que je dis « bien heureusement » et « solution finale » dans la même phrase, en parlant d’un roman sur les camps de concentration.

Mon éditeur était blême et je voyais bien un certain malaise dans mon entourage. Évidemment, ce n’est qu’après coup, que j’ai pris conscience de ma bêtise.

Mais c’était trop tard.

La bêtise #3

Pour cette troisième anecdote, j’étais avec Sébastien Péguin, , auteur édité aux Éditions de L’homme Sans Nom, également connu sous le pseudonyme de Ethan Py.  Il est auteur de romans horrifiques, sombres et donc, nous avons une passion commune pour le cynisme et l’humour noir. Lorsqu’on dédicace ensemble, nous entrons facilement en résonnance.

Lors d’une petite pause pendant la séance de dédicace. Nous voyons passer une classe d’élèves et nous nous interrogions sur l’âge qu’ils pouvaient avoir. Sur ce questionnement sans réel intérêt, je dis spontanément :

« À partir du moment où ils n’entrent plus dans un congélateur, je ne sais plus dire quel âge ils ont. ».

Mais, je n’avais pas vu le caméraman de France télévision à moins de 10 centimètres de mon visage, ni la journaliste morte de rire. J’ai franchi le pas et j’ai demandé s’il y avait une chance qu’ils coupent cela au montage.

La réponse fut catégoriquement négative.

Bêtise #4

Cette dernière anecdote est assez incroyable. Je dédicaçais sur le stand de l’Homme sans Nom à Paris sous le pseudonyme d’Oren Miller. Après 3 heures de dédicaces sur mes thrillers, je passe en coup de vent sur le stand d’Harper Collins pour signer quelques romans sous le nom de Lucie Castel.

Arrive à moi une jeune fille, toute mignonne. Tel un ange, elle me raconte son amour pour mes romans feel good. Elle m’explique aussi son émotivité et sa fragilité sans nom. Très touchée par son histoire, je dédicace son livre machinalement.

Sauf que… je venais de signer Oren Miller pendant plusieurs heures, écrivant des mots personnalisés très sanglants et noirs. Je n’ai pas réfléchi et j’ai écrit à cette jeune fille une très longue dédicace mettant en avant le caractère sombre de mes romans, approuvant le cannibalisme et j’en passe.

Ce n’en signant Oren M… que je me suis rendue compte de ma bêtise. Je venais d’écrire la plus sombre dédicace à la plus angélique des lectrices.

Heureusement, j’ai remplacé son exemplaire et j’ai recommencé une dédicace avec une plume plus douce, adaptée à son personnage.

Chers lecteurs, nous sommes quittes. Vous comme moi sommes des êtres humains faillibles. Le plus important aujourd’hui est de rire de nos erreurs pour continuer à vivre sereinement cette aventure littéraire ensemble.

Pour retrouver cet article en podcast

Lucie Castel

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