Vous venez de mettre un point final à votre roman ? Bravo. Il est maintenant temps d’attaquer les multiples relectures nécessaires à votre manuscrit. En effet, que vous tentiez la publication en maison d’édition ou l’auto-édition, un roman ne peut pas être envoyé en publication sans être corrigé

Passez à l’action !

Vous devez maintenant lire et relire encore et encore, puis corriger votre texte du début à la fin. Faire corriger son roman est une étape indispensable au métier d’auteurs. Tous y passent, même les plus grands. Corriger un roman, c’est corriger les fautes d’orthographe et les coquilles, mais pas uniquement. C’est aussi éviter les répétitions, les fautes grammaticales et les tournures syntaxiques fausses, bien gérer la concordance des temps, etc. 

Afin d’éviter que votre éditeur s’agace ou que vos lecteurs soient déçus par votre qualité rédactionnelle, voici quelques conseils à appliquer :

Conseil 1 : Effectuez une relecture avec le recul

Lorsqu’on écrit un livre, on passe ses journées le nez sur son clavier à rédiger encore et encore des mots et des phrases sans fin. Les différentes relectures post écriture sont souvent vaines. En effet, le cerveau anticipe les mots qu’il a déjà rédigés et lus une dizaine de fois. Avec comme résultat, un cerveau qui se contente de se souvenir du texte sans l’analyser. Finalement, la relecture est vaine. 

Relire à froid est la meilleure solution pour découvrir des erreurs de typographie, de ponctuation et même d’orthographe qu’on n’avait pas décelées auparavant. Prenez alors du recul face à ce manuscrit. Les corrections seront plus simples.

Écrire sans fautes du premier coup est illusoire, rassurez-vous !

Conseil 2 : Testez un logiciel de correction

Quand le cerveau n’y comprend plus rien, pourquoi ne pas faire appel à la technologie. Les logiciels de correction sont aujourd’hui très efficaces. Outre la correction orthographique, ils sont dotés de capacités incroyables. Néanmoins, même s’il évitera de laisser passer une faute d’orthographe, cela reste un outil d’intelligence artificielle.

  • Antidote : Logiciel très compétent et complet. Adaptable à tous les logiciels d’écriture, il scanne le texte dans son intégralité pour déceler les fautes, les répétitions trop nombreuses, les phrases trop longues, etc. De plus, il émet des propositions de modification enrichissantes pour la syntaxe générale du texte.

    Son prix est de 119 euros TVAC.
  • Le Robert Correcteur : utilisé par tous les professionnels de la presse, ce correcteur semble être le plus performant du marché. Outre sa qualité en tant que correcteur, il tient compte du sens global du texte pour ne pas proposer de correction insensée.

    Son tarif est de 99 euros TVAC.

Vous voulez un outil gratuit ? Si vous utilisez Open office, Language Tool est un correcteur orthographique entièrement gratuit. Cependant, il sera beaucoup moins performant que les deux premiers. N’oubliez pas les sites ressources liés à la correction tels que Bescherelle, les sites de synonymes pour élargir votre vocabulaire ou encore les sites de conjugaison pour vous aider à conjuguer ces verbes du troisième groupe si difficiles. Rassurez-vous, personne ne sait les conjuguer.

Conseil 3 : Faites appel à un bêta lecteur pour la relecture et la correction

Le bêta lecteur est un passionné de lecture, avec une aisance pour la grammaire et les règles typographiques. Confier son manuscrit à un relecteur permet de se tourner vers un regard extérieur. Cette personne-ressource relira le texte avec un œil nouveau, vif et extérieur. Il corrige les fautes et remarque les maladresses dans votre document. Le bêta lecteur doit être à votre image et doit être spécialisé dans le genre dans lequel vous écrivez.

Pour corriger un texte correctement, le bêta lecteur doit avoir quelques points forts :

  • Maîtrise de la langue française ;
  • Savoir corriger les coquilles ;
  • Être réactif et pouvoir travailler vite ;
  • Être altruiste et bienveillant.

Ce type de relecteur est le premier lecteur de votre manuscrit, sa bienveillance est importante pour ne pas vous bloquer par des remarques indigestes. Choisissez-le avec cœur. 

Son travail n’est généralement pas rémunéré, car il n’est pas considéré comme un professionnel du métier. C’est un lecteur correcteur. N’en abusez pas, il cherche à vous rendre service.

Conseil 4 : Optez pour un correcteur professionnel pour un manuscrit sans fautes

Confiez vos manuscrits à un freelance spécialisé en correction de documents. Le correcteur ou la correctrice propose un service professionnel. C’est un vrai métier et vous pouvez le contacter pour demander un devis gratuit sur mesure. Son job est d’effectuer une relecture, de faire la correction grammaticale, de corriger les coquilles, de trouver les incohérences, de corriger le texte dans sa globalité, etc.

Le correcteur professionnel propose des tarifs selon son expérience et son curriculum vitae. De plus, il établit son tarif soit sur le nombre de mots, le nombre de caractères soit sur le nombre de signes de votre ouvrage. Certains tarifs sont dégressifs, mais ces spécificités sont propres à chaque auto entrepreneur spécialisé.

Assurez-vous cependant qu’il possède la certification Voltaire, un gage de qualité pour le travail de correction demandé.

Relire et corriger un roman fait partie du jeu. Si la correction des textes n’est pas votre fort, déléguez cette tâche et faites corriger ce roman par un tiers. Il aura un œil pour vif et avisé que vous, le nez complètement dans les lignes de votre livre. 

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Lucie Castel

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