Le syndrome de la page blanche, ça vous effraie ? Rassurez-vous, surmonter la page blanche, c’est possible. En effet, 90 % des auteurs vivent ce problème lié à l’écriture de leurs romans. Rester assis, des heures, devant un logiciel de traitement de textes, à attendre que les mots arrivent, que l’idée lumineuse surgisse, ça arrive à tous les écrivains, même les plus grands. Vous savez, ce moment où l’inspiration nous lâche fébrilement et qu’on ne sait plus avancer dans l’histoire.

Je vous rassure, vous ne manquez pas d’idées. En effet, avec le recul, je peux affirmer que l’idée n’est jamais le réel problème. Parce qu’en tant qu’auteurs, on est des créatifs et les idées sont toujours présentes dans notre esprit. On en a même parfois beaucoup trop. En fait, le problème est qu’on n’arrive pas à mettre une idée en forme. Alors, finalement, l’inspiration n’est pas vraiment la responsable de la page de page. Mais alors, qu’est-ce que ce syndrome et comment le contrer ? Je vous explique tout en détail :

Qu’est-ce qui provoque le syndrome de la page blanche ? 

Selon moi, il y a deux causes profondes à ce syndrome bloquant. Comme ce n’est pas, à mon sens, un problème d’inspiration, c’est soit : 

  1. Un problème technique : votre plan est bancal, votre fiche de personnage n’est pas bien construite, votre thématique n’est pas adaptée à la structure de texte… Dans ce cas-là, le problème est finalement facilement résolvable. En effet, on peut très aisément reprendre son plan pour le retravailler, écrire une nouvelle version de sa fiche de personnage, etc.
    Ce n’est qu’un problème de technicité !
  2. Un problème psychologique qui met en avant les doutes de l’auteur : vais-je y arriver ? suis-je à la hauteur ? mes lecteurs vont-ils apprécier mon histoire ? Dans cette phase difficile, on a peur de ne pas être à la hauteur et on manque de confiance en soi. Les croyances limitantes sont bien présentes lorsqu’on est dans ce monde littéraire et écrire un roman n’est pas une chose facile. Il est normal de se poser beaucoup de questions et de douter de soi.

Quelles sont les conséquences du blocage lié à la page blanche ?

Si on n’arrive plus à rédiger un seul mot, on se met en difficulté. En effet, on se stresse et on pense évidemment à la date à laquelle rendre son manuscrit. Pour certaines personnes, la deadline sera un moteur et une façon se remettre au boulot. Pour d’autres, cela impactera davantage et provoquera une pression supplémentaire. 

La procrastination est souvent la résultante de nos peurs et de nos blocages. Finalement, on va inconsciemment provoquer un système de distractions extérieures à notre mission première : écrire !

Dans les cas les plus graves, vous pourriez ne pas respecter la date limite de remise du manuscrit à votre éditeur. Et là, c’est vraiment dangereux pour votre collaboration.

Quelles sont les solutions pour surmonter le syndrome de la page blanche ?

Identifier le blocage lié à l’écriture

La priorité dans le cas d’une lacune littéraire est de se poser la question : pourquoi je bloque ? En effet, on ne peut pas sortir de la page blanche si on n’a pas identifié clairement l’origine. Est-ce une perte de mojo par une raison technique ou dois-je me concentrer sur mes émotions ? Identifier ses doutes, c’est agir pour résoudre une problématique bien profonde. 

Parler de sa perte de mojo

Être écrivain est un métier solitaire. Finalement, excepté son chat et son écran, l’auteur peut passer des journées entières à rédiger un roman sans voir âme qui vive. Lorsque la page blanche fait face à la conscience, le moral est bien souvent à plat. Vers qui se tourner ?

C’est le moment de sortir de sa tanière pour affronter le monde extérieur et révélez sa situation avec des personnes qui peuvent comprendre : un lecteur, un beta lecteur, un ami auteur, un parent. Les écrivains ne s’en sortent pas seuls généralement, alors parlez-en pour fuir la solitude l’espace d’un instant.

Travailler avec d’autres écrivains

Que vous soyez écrivains ou apprentis écrivains, rassemblez-vous. En travaillant en groupe, chacun le nez caché derrière son écran, cela aide à motiver l’énergie stagnante. En voyant les autres rédiger leurs œuvres, cela vous donnera la puissance nécessaire à vous remettre au travail. De plus, pendant les pauses, vous pourrez discuter tous ensemble de vos peurs, de vos doutes ou de vos problèmes techniques.

Ensemble, on va plus loin…

Reprendre l’écriture rapidement

Moins on écrit, moins on sait écrire.

En effet, c’est vraiment compliqué de s’y remettre. N’entrez pas dans la fuite où le mécanisme inconscient vous empêche d’écrire votre livre. Recommencer rapidement une routine d’écriture quotidienne (ou tous les deux jours dans un premier temps). Si votre roman vous bloque, rédigez autre chose, mais toujours en lien avec votre histoire : une nouvelle fiche personnage, une nouvelle scène, une nouvelle version du plan. Si cela bloque alors, relisez votre histoire.

Le plus important est de ne pas abandonner et de s’y adonner le plus souvent possible.

S’il vous arrive, malgré tout, que vous n’ayez plus envie d’écrire le livre en cours, soyez sûr qu’il ne s’agisse pas de vos doutes personnels, analysez bien vos émotions et acceptez tout simplement de passer à autre chose. Si vous n’êtes pas lié à une maison d’édition, le processus est relativement simple. Dans le cas contraire, vous devrez assurer l’écriture de votre roman quoi qu’il vous en coute. Mais soyez certains de vous faire accompagner par une équipe compétente. Chez Licares, on met tout en place pour aider les apprentis auteurs et les écrivains en herbe qui en ont besoin.

Pour écouter la version Podcast avec mes anecodtes personnelles.

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