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Le métier de correcteur éditorial est un métier, dans le monde littéraire, très peu connu. En effet, le correcteur n’est pas mis en avant et n’est d’ailleurs pas nommé dans le livre. Travaillant en sous-marin, il collabore avec les maisons d’édition qui leur confient les manuscrits acceptés. Vous le savez certainement, les écrivains ont le nez dans leur ouvrage et souvent, des coquilles ou petites erreurs sont abandonnées çà et là. 

Le rôle du correcteur est de dépouiller le roman de la moindre faute d’orthographe, mais pas que… D’ailleurs, l’auteur a souvent très peur du correcteur, car il a beaucoup d’aprioris sur ce personnage si important dans la chaîne éditoriale. Évidemment, armé de son feutre rouge, ce rôle clé dans la vie d’un auteur fait peur. L’écrivain y voit un élément perturbateur qui va corriger, mais aussi modifier les phrases pour qu’elles aient un sens.

Découvrez les différentes missions du correcteur éditorial : 

Le correcteur éditorial lit le roman dans sa globalité

Dans un premier temps, le correcteur lira le texte entièrement, du début à la fin. Cette étape est indispensable pour se mettre dans l’ambiance générale du roman, mais aussi pour comprendre le style de l’auteur.

Le correcteur fait une première correction pure

Après la première lecture, le correcteur relira le texte en corrigeant toutes les fautes d’orthographe, de grammaire, de typographie et aussi, les coquilles. Dans certaines maisons d’édition, le correcteur corrigera directement ces erreurs. Dans l’autre, il signalera avec justesse les modifications à effectuer à l’auteur, sans les corriger. Cela peut être très positif, car l’écrivain pourra avoir une compréhension de ses erreurs. En effet, peut-être n’est-il pas au courant de certaines règles de grammaire, alors la présentation de la faute lui permettra de la comprendre pour l’éviter à l’avenir.

Le correcteur corrige ensuite la narration

Dans cette troisième étape, le correcteur vérifiera la fluidité et le rythme, mais aussi l’assurance que l’articulation du récit fonctionne bien. Son rôle est de permettre un texte cohérent pour le lecteur. Il n’hésitera pas à signaler la redondance de phrases ou de mots, et même, l’incohésion de certains paragraphes. Alors, il proposera les modifications à l’auteur pour perfectionner le texte. En aucun cas, il ne prendra la responsabilité de le corriger lui-même. Le risque serait de dénaturer le récit, ce qui n’est pas envisageable.

Les compétences du correcteur éditorial

Outre toutes les connaissances orthographiques et grammaticales, ce métier demande une grande culture générale. En effet, chaque manuscrit doit être approuvé et étudié par le correcteur. Dès lors, il devra s’intéresser au sujet abordé dans le roman. Si l’auteur dévoile un roman ayant lieu en Bulgarie, le correcteur s’assurera que tous les faits, les lieux et l’environnement correspondent à la réalité pour assurer une crédibilité au lecteur. On dit qu’il permet la véracité des propos engagés dans le texte.

La bienveillance, en communication éditoriale, est une qualité primordiale du correcteur. Souvent craint – à tort- , le correcteur a pourtant un rôle très important dans la chaine éditoriale. Les auteurs le craignent, car ils pensent qu’il pourrait changer l’intention littéraire. Or, ce n’est pas du tout le cas. Son rôle, en toute bienveillance, est de permettre à l’auteur de se déployer et de se dépasser. Il va aider à ce que l’intention littéraire soit juste et efficace.

« Il va polir un joyeux et le rendre plus brillant et plus visible. »

Caroline Ulrik

Que faire en auto-édition ?

Faire publier un roman en auto-édition, c’est prendre en charge tout le processus éditorial. Cela inclut également la correction. Nous conseillons sincèrement d’engager un correcteur éditorial externe pour éviter la moindre faute d’orthographe, de typographie, de tournure de phrase, de syntaxe, etc. La relecture et la correction sont un processus sans fin, le correcteur a un œil avisé, car il connait les codes typographiques et il a la maîtrise du métier. Être auteur n’est être correcteur. De plus, il est préférable de modifier les erreurs en amont plutôt que de recevoir une critique littéraire ou un commentaire sur amazon plutôt malveillante.  

Remercions Caroline Ulrick pour ces conseils et retrouvez sa présentation dans le podcast dédié.

Lucie Castel

Choisir son contrat d’édition, vous voulez tout savoir sur le sujet ?

Vous avez terminé l’écriture de votre livre ? Votre premier roman est clôturé ? Voilà venu le moment de choisir un contrat d’édition pour faire éditer votre ouvrage. Plusieurs solutions s’offrent à vous, mais connaissez-vous réellement les différences entre ces contrats ? Entre le contrat à compte d’auteur ou le contrat à compte d’éditeur, comment s’y retrouver ?

Et puis, avez-vous pensé à l’auto-édition ? 

Quel dilemme !

Être publié demande de connaître toutes ces notions. Heureusement, pour avoir testé les 3 et grâce à mon expérience d’auteur, je peux vous donner les outils pour choisir avec connaissance vos contrats d’édition. 

Le contrat à compte d’auteur

Signer un contrat à compte d’auteur, c’est engager un prestataire de service qui va prendre en charge la partie technique de l’édition : la diffusion et uniquement celle-ci. En effet, l’éditeur à compte d’auteur n’est pas un vrai éditeur comme on l’imagine. Bien qu’il s’appelle éditeur, il ne va opérer aucune des activités classiques dans le domaine de l’édition. Par exemple, l’auteur devra pratiquement tout payer lui-même : le graphisme, la maquette, la correction, l’écriture de la 4e de couverture et même la promotion. 

En fait, l’éditeur compte d’auteur agit comme un prestataire de service uniquement pour la diffusion du manuscrit. Il n’y a aucune sélection et aucun travail éditorial, aucune proposition de titre ou de changement de couverture. En effet, l’éditeur à compte d’auteur ne lit même pas votre roman. Dès lors, il ne donnera aucun conseil pour améliorer votre ouvrage.

Signer un contrat à compte d’auteur vous autorise à conserver la propriété intellectuelle de vos romans. Il n’y a pas de cession de droits.

Ne vous y trompez pas !

Une édition à compte d’auteur n’agit pas vraiment comme les maisons d’édition au sens propre. Son job est d’imprimer et de diffuser votre livre à des partenaires. Ces derniers ne sont pas forcément intéressants pour vous. Évidemment, les libraires et les salons — tel le Salon du livre – font rapidement la différence et n’acceptent pas toujours les œuvres issus d’un contrat d’auteur.

Le contrat à compte d’éditeur

Lorsque vous signez un contrat à compte d’éditeur, vous entrez dans le schéma classique. C’est l’édition traditionnelle. En fait, c’est un vrai éditeur qui se cache derrière ce type de contrat avec tous les risques financiers. En effet, l’éditeur prend en charge tous les frais liés à l’exploitation, à la diffusion et à la publication et la vente de votre livre.

Ces frais couvrent : 

  • Le recours à un correcteur éditorial pour les corrections du manuscrit ;
  • Définition de l’ibsn ;
  • Le graphisme pour la couverture ;
  • Le comité de lecture (rémunéré) ;
  • Les publicités ;
  • Le choix du volume de manuscrits imprimés et diffusés ;
  • Les déplacements pour les séances de dédicaces aux 4 coins de la France ;
  • Un conseil permanent pour la réussite du roman.

À la signature d’un tel contrat, l’éditeur vous propose le versement d’une avance sur droits appelés aussi avaloirs. C’est une avance qui se négocie lors de la signature du contrat. Quel que soit le nombre d’exemplaires vendus, cette somme forfaitaire n’est pas remboursable par les auteurs.

Vous l’aurez compris, ce modèle de contrat est exclusif, mais l’auteur ne paie absolument rien pour vendre son livre. Évidemment, la maison d’édition qui se charge d’un tel auteur a besoin de contre parties. Généralement, elle se porte sur le droit d’auteur. En effet, l’auteur est dans terme exclusif avec son éditeur. 

– Les droits d’adaptation pour l’exploitation des droits

Dans ce cas-ci, l’éditeur possède tous les droits. Ce sont les droits d’auteur. Il peut alors facilement les céder ou les vendre à un tiers. Soit une nouvelle maison d’édition pour une publication en format poche ou pour une exploitation numérique. Soit vendre l’histoire à la production audiovisuelle, un éditeur étranger et pourquoi pas, même au cinéma. Tous les biens générés par ces adaptations sur les droits cédés seront alors diminués de la part de l’éditeur. Ce sont des droits d’adaptation.

– La clause d’exclusivité

Lorsque vous signez un contrat à compte d’éditeur, vous signez également une clause d’exclusivité. Cela signifie que tous les projets de manuscrits à venir devront être soumis en priorité à cet éditeur. Si et seulement si, il y a un refus de collaboration sur un projet, alors l’auteur sera libre de présenter son manuscrit dans une autre maison d’édition. 

– La rémunération

L’éditeur s’occupe également de la rémunération de l’auteur sur la vente de ses livres. Généralement variable entre 8 % et 10 % du prix de vente hors taxes du livre, l’auteur est alors payé selon les ventes et donc, la réussite de son livre. Dans certains cas, comme le Salon du livre ou lors d’opération spéciale de dédicaces dans les librairies, l’auteur pourra percevoir jusqu’à 20 % du prix hors taxes du livre. Mais, cela se négocie entre auteur et éditeur. Finalement, dans ce type de contrat, tout se négocie. Évidemment, plus on est un auteur à succès, plus on possède de droits à la négociation.

Choisir son contrat, pourquoi pas l’auto-édition ?

Dans ce type d’édition, il n’y a aucun contrat ! 

Simplement, parce qu’il n’y a aucun intermédiaire. L’auteur s’occupe absolument de toute l’exploitation de l’œuvre.

  • La rédaction du roman sans conseil professionel ;
  • Le travail éditorial ;
  • La orrection ;
  • La relecture ;
  • Le choix de la couverture ;
  • La création de la maquette ;
  • La rédaction de la 4e de couverture ;
  • La mise en ligne sur les plateformes de vente ;
  • La vente sous une forme numérique ;
  • L’impression via des imprimeurs en ligne où les frais d’impression sont à sa charge.

Publier un livre et choisir son contrat, ce n’est pas évident, n’est-ce pas ? Alors, vérifiez toujours votre contrat. Certains contrats à compte d’auteur se font passer pour des éditeurs et la confusion est bien présente. Afin d’attirer un maximum d’auteurs à eux, ils proposent des appels à texte espérant dénicher la perle rare. Méfiez-vous et analysez toujours vos contrats avant de les signer. Ou optez pour l’auto-édition.

Pour écouter la version podcast

Lucie Castel